Au carrefour de l’Asie, la Thaïlande s’est nourrie de ses voisins de l’Inde, pour le curry, et surtout de la Chine pour le riz et de nombreuses épices. La Thaïlande n’a jamais été débordée par ces nouveautés et a toujours pris soin de les modifier avant de les adopter (ajouter un aromate aux cuissons chinoises, multiplier les épices dans le curry) donnant naissance à une cuisine originale
La Thaïlande, de part son climat et ses sols, nous donne les épices les plus savoureuses comme le galanga que l’on retrouvera dans le «Tom kha kai», soupe de poulet à la noix de coco, ou la citronnelle et les feuilles de kaffir qui parfumeront les soupes de poissons « Tom Yam » ou encore des fruits étonnants comme le Tamarind ou les légumes les plus subtils tels les pousses de bambou qui faisaient chanter les poètes.
Cette cuisine ne ressemble pas à la notre, mais que de savoirs pour ces planteurs de riz parfumé et cette cuisine à la vapeur, si prisée par notre diététique moderne.
Cette quête de l’altérité n’est-ce pas aussi le destin de notre siècle ?